Questionnaire aux candidats

La FAPCEGM-HEM a envoyé un questionnaire à tous les candidats aux élections cantonales (Grand-Conseil et Conseil d’Etat). Voici les trois questions et le tableau regroupant les réponses qui nous sont parvenues.

1. Le succès de l’initiative « jeunesse musique » lors de la votation du 23 septembre 2012, notamment dans le canton de Genève, manifeste le souhait d’une formation musicale accessible à tous. Avez-vous l’intention de répondre à cette volonté populaire ? Si oui, comment ?

2. Suite à la loi sur les écoles de musique (LIP article 16 – L10780 (écoles de la CEGM – L11087 (CEGM)) l’harmonisation des conditions de travail entre les 11 écoles de la CEGM est en cours, mais de fortes disparités restent encore à combler. Comment voyez-vous la suite de cette procédure qui a pour but de traiter à égalité des écoles qui ont des missions identiques ?

3. L’introduction du mercredi matin dans le nouvel horaire scolaire à la rentrée 2014 va induire de profonds bouleversements dans l’organisation des activités extra-scolaires. Imaginez-vous vous saisir de cette opportunité pour réfléchir à une intégration partielle de l’enseignement artistique délégué au sein de l’école publique, en réfléchissant à sa place dans l’accueil continu et à la création de classes à horaires aménagés, par exemple ?

 

Parti Candidat Réponses
Les Verts Genevois Réponse du parti

1. OUI !

L’initiative « jeunesse et musique » doit pouvoir permettre de favoriser l’accès à la musique des milieux défavorisés et des classes moyennes par une contribution beaucoup plus importante de la Confédération. Aujourd’hui la Confédération consacre à peine un demi-million de francs pour «jeunesse + musique» contre 80 millions de francs pour « jeunesse + sport ».

Au niveau cantonal il faut poursuivre l’effort entrepris par le Canton en soutenant la formation de la discipline « Musique » à l’école publique (primaire et secondaire) par des professeurs spécialisés et bien formés.

Il faut soutenir les écoles de musique et ne pas permettre que leurs subventions continuent à diminuer comme ce fut le cas ces dernières années.

Mieux soutenir le concours suisse de musique pour la jeunesse et les camps d’été musicaux.

2. Il faut tendre à ce que les traitements soient harmonisés entre les professeurs à certification égale et en prenant en compte les équivalences de formation. Il en va de même pour les écolages. Enfin, cette harmonisation ne doit pas se faire au détriment des écoles qui sont aujourd’hui au bénéfice d’une indemnité ou d’une aide financière.

3. Il faudrait que l’horaire scolaire soit aménagé pour permettre aux élèves de suivre les cours de musique comme pour les sportifs d’autant plus que les écoles de musique sont au bénéfice d’un « enseignement délégué » par l’Etat, donc ce dernier doit aménager l’horaire pour que cet enseignement se fasse dans de bonnes conditions et si possible pendant le temps scolaire. Les jeunes gens en formation artistique (musique, danse, théâtre…) doivent bénéficier des mêmes conditions cadre que celles mises en place pour les jeunes suivant le programme sport-étude.

Les Verts genevois, le 26 septembre 2013

MCG Thierry Cerutti

1 .En déposant un projet sous forme de résolution ou de motion invitant le conseil d’état à mettre en application les revendications de l’initiative « jeunesse musique »

2. Une ligne de conduite commune, un règlement applicable pour toutes et tous, une concertation avec tous les acteurs afin de trouver le mode de faire le plus juste
la mise à disposition d’outils permettant aux écoles d’accomplir leurs missions.

3. Pour rappel, le MCG était opposé à l’introduction du mercredi matin, ceci étant fait, effectivement, la question est légitime et j’avoue n’avoir pas de réponse à vous remettre, mais nous avions proposé lors des divers débats que nous avions eu sur l’introduction du mercredi matin, l’aménagement d’horaires et la création de classes pour les enfants rencontrant des difficultés scolaires. A priori, ont pourrait très bien revenir sur ce sujet en proposant l’enseignement artistique, ce qui serait au demeurant une bonne chose

MCG Cristina Lejeune Giacobbi

Je ne sais pas si le but de votre questionnaire était d’avoir l’avis de chaque candidat se présentant aux prochaines élections, mais mon parti (MCG) me l’ayant transmis aujourd’hui, et étant sensible a l’enseignement artistique, je me permets d’y répondre et de vous soumettre ci-dessous mes réponses.

1.Oui j’ai l’intention d’y répondre favorablement.

La musique – tout comme le sport – est essentielle pour stimuler l’enfant et développer sa créativité. Mon but est de revoir le système de formation, et ce des l’école primaire. Actuellement, nous ne motivons pas nos jeunes, ni les formons compétitifs  - donc nous les vouons à l’échec. La musique, le sport et les langues étrangères doivent être partie intégrante du cursus scolaire. Il est inadmissible que l’école publique – à laquelle on attribue un budget conséquent – soit restée totalement en arrière par rapport au reste de l’Europe et aux écoles privées Genevoise. Nous devons nous assurer que chaque enfant – et ce dès l’école primaire – participe à des cours d’instruction musicale (par exemple : finir l’école plus tôt et aller a un cours obligatoire de musique) et se sensibilise avec la musique dès son plus jeune âge (expression corporelle, dessins sous fond musical, etc).

2. Dans le cas susmentionné, il n’y aurait plus de disparité

3. Exactement mon point 1! Oui. Grace au Mercredi matin (déjà en place dans les écoles privées), nous gagnerons une plage horaire pour pouvoir intégrer l’enseignement artistique dans l’école publique. Pas forcement le mercredi matin, mais nous avons la possibilité de revoir tout le système afin de dédier plus de temps a l’art, culture et sport.

MCG Mireille Luiset

Ne siégeant pas à la commission de la Culture, j’avoue ne pas bien connaître ce domaine.

1. Pour moi, il est évident que ce qui relève de la volonté populaire doit être respecté, d’autant que je suis convaincue que l’accès à une formation musicale ne peut qu’être bénéfique, tant pour les jeunes que pour les aînés.

2. Etant pour l’égalité de traitement, il est important d’étudier et mettre en pratique rapidement les possibilités d’harmoniser les conditions de travail au sein des écoles de musiques.

3. Bien sur que l’introduction du mercredi matin dans l’horaire scolaire est une opportunité à saisir pour intégrer de l’enseignement artistique au programme – ce qui serait à mon avis, l’occasion pour les élèves de partager et échanger dans des conditions plus détendues que lors de cours plus formels

MCG Danièle-Christine Magnin

C’est un peu difficile de remplir votre questionnaire aux candidats au Grand Conseil car il est en pdf. C’est pourquoi, je vous réponds comme ceci. Je suis candidate sur la liste 9, MCG, 12ème position.

Je suis moi-même, depuis l’enfance, musicienne amateure, un peu pianiste et beaucoup plus chanteuse. J’ai donné une éducation musicale à mes enfants qui furent élèves à l’IJD et au Conservatoire.

Si je suis élue, je ferai tout mon possible afin que l’enseignement de la musique soit favorisé tant sur le plan privé que dans l’enseignement public.

MCG Ronald Zacharias

1. Par le soutien aux initiatives allant dans ce sens.

2. Faire appliquer la loi, ou par voie réglementaire, cas échéant.

3. Cela me paraît opportun comme piste de réflexion. Un débat devrait être lancé sur ces points

PBD Anthony Jaria

1. Il est clair que la volonté populaire doit être respectée, il faut donc rendre la formation musicale accessible à tous. N’étant pas spécialiste dans le domaine, il me faudrait plancher sur ce dossier avant d’exprimer mes propositions.

2. La question est vague, je ne sais pas en quoi consistent les disparités auxquelles vous faites allusion.

3. La musique devrait faire l’objet d’une formation obligatoire répartie sur plusieurs années durant le cycle d’orientation. Les possibilités de faire de la musique en extra-scolaire doivent être offertes aux élèves qui le désire.

Le domaine musical n’est pas mon domaine de prédilection et il me faudrait approfondir le sujet concernant l’état actuel de la formation et l’accessibilité à la musique dans notre canton pour pouvoir vous donner des réponses plus concrètes. En revanche au sein du PBD Genève deux de nos candidats sont directement impliqués dans ce domaine: Gilles Champoud (gilles_champoud@hotmail.com) qui organise des concerts de musique classique et Sophie Wallez qui est violoniste (sophie.wallez@gmail.com).

PDC Brigitte Sarrasin

1. En inscrivant des heures d’éveil musical dès la première année d’école et, ensuite, en permettant à chaque enfant intéressé de pouvoir s’inscrire contre une modique somme (pour responsabiliser les parents) aux différents cours de musique et solfège.

2. Il faut absolument créer un poste de coordinateur, qui travaillera main dans la main avec l’instruction publique.

3. Evidemment, comme écrit plus haut, il faut absolument que les enfants puissent accéder à la musique.

PDC Jean-luc Forni

1. Oui, en favorisant l’enseignement de la musique dans le cursus scolaire des enfants (cf question3)

2. Il est nécessaire que les mêmes conditions de travail soient appliquées dans toutes les écoles de la CEGM dès leur accréditation par le Conseil d’Etat

dans le cadre du contrat de partenariat avec l’Etat qui doit inclure l’égalité des traitements d’une école à l’autre.

3. Oui et cet élément reprend ma réponse à la question 1

PDC Alain de Kalbermatten

1. Par un aménagement des cours le mercredi matin

2. Créer un portail commun pour mieux informer la population voir les fusionner

Création de classes spécialisées

PDC Lionel Ricou

De manière générale, je suis doublement sensibilisé et attentif à l’enseignement de la musique:

1. Ma fille pratique un instrument au Conservatoire de Musique depuis plusieurs années, elle a commencé à 6 ans la formation musicale. Nous en sommes très contents et encourageons nos enfants à pratiquer la musique.
2. Comme conseiller municipal en Ville de Genève, membre de la Commission des arts et de la culture, je soutiens les projets de médiation ainsi que les projets dans le domaine de la musique.

Vos trois questions sont très spécifiques et je ne connais pas assez bien les enjeux de votre secteur pour y répondre de manière sûre.
Je vais quand même essayer…

1. Oui, je suis favorable à une formation musicale de base pour tous. Par exemple, ma fille de 11 ans apprend à jouer de la flûte à bec en classe. Pour les enfants qui n’ont pas la chance d’intégrer une école de musique, c’est un apprentissage appréciable.

2. Je ne vois pas grand chose mon capitaine!, car je ne connais pas l’origine ni les justifications de ces disparités. Les critères d’engagement des enseignants sont-ils les mêmes pour tous? Les exigences à atteindre pour les élèves sont-elles identiques dans chaque école?

3. Oui, cette proposition fait sens

Verts Libéraux Ph. Meyer de Stadelhofen Ne connaissant personnellement pas en détails les problématiques que vous soulevez, je ne peux vous répondre individuellement à chacune de vos questions. Toutefois, musicien amateur moi-même, ayant suivi des cours à Genève, je suis sensible à l’enseignement de cette matière aux enfants et suis convaincu qu’une société ouverte à la culture, notamment musicale, favorise le vivre ensemble et l’ouverture aux autres, sans parler du plaisir que cela procure à chacun-e.
Il convient donc de préserver les conditions-cadres propices à cet enseignement et soutiendrai toute initiative en ce sens en cas d’élection.

 

 

 

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